Archives de Tag: vie

Trouver le virage

Quelqu’un que j’apprenais à connaître m’a demandé : «À part le tango, pour quoi te passionnes-tu?»

Zut, rien ne me venait en tête que des âneries, des platitudes, des fonds de culottes, des trous dans les poches.

Je crois bien que je ne m’intéresse plus.

Ça ne m’intéresse plus de me regarder, de me comparer, de m’inquiéter…

Je le fais quand même, parce qu’on ne change pas toute une vie d’introspection, mais j’ai pu-le-goût. J’ai envie de bouger, de danser surtout, de mettre ma tête au placard et d’arrêter de m’en faire autant pour tout, d’arrêter de me regarder le nombril. Il est tout sec, d’abord, et même un peu fripé, alors il serait temps de passer à autre chose, non?

Pour quoi je me passionnais, avant, à part Fiston? Blanc total, trou de mémoire, rien, oh, rien, dis.

Et aujourd’hui? Je crois bien que je suis un modèle en refonte totale, look & feel et sens de la vie compris. Je ne sais plus ce qui m’intéressait hier (et ça ne m’intéresse même pas de m’en souvenir), mais j’aimerais bien trouver ce qui va remplir mes demains. La danse, oui, mais encore? La danse dans les bras de X., les papillons qui viennent avec, délicieux mais dangereux, griserie hypnotique et vertigineuse. Je vois le mur venir, et il faut que je trouve une façon de tourner avant qu’il soit trop tard.

Une passion de rechange est demandée au parloir, SVP, ça urge.

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Ronron du jour, ou Le choix, tant qu’on l’a

Maneki-Neko

Commentaire d’un partenaire de tango «Au début, tu avais l’air d’un chat tendu et effrayé, et maintenant, tu apprends à ronronner.»

Je n’aurais pas su si bien dire… étonnant que ça se voie autant de l’extérieur.

J’aurais bien aimé savoir ronronner plus tôt, j’aurais aimé me réveiller plus tôt et comprendre plus vite qu’il fallait que je danse ma vie pour qu’elle soit plus pleine. Je me désole (un peu) de tout ce temps perdu, et quand je vois les photos avant/après du billet précédent (Vivre, et mourir un peu), cet appel est encore plus vibrant.

Est-ce l’approche de la cinquantaine qui rend plus urgent tout ce qu’on avait toujours remis à plus tard, quand on serait grande? Est-ce que c’est, plus simplement, les retombées d’un cadeau involontaire, une lettre de rejet tellement essentiel qu’il devait conduire à un renouveau?

L’essentiel, c’est quand même que je ne me sois pas réveillée trop tard. Je ne sais pas combien de temps il me reste à ronronner, mais je me promets de le faire partout où j’irai, le plus longtemps et le plus fort possible.

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