Une place dans l’Univers

img182

J’envie les gens qui connaissent leur place dans l’Univers, qui savent à quoi ils peuvent être utiles, savent très exactement où se trouve leur fun et leur bliss, et partent le coeur joyeux à leur recherche.

Chaton-Fiston a été confus longtemps. 17 ans? Une année rock-star, une année urgentologue. L’année dernière , plus de doute : ce sera médecine. Bon.

À minuit moins cinq, la fameuse phrase : « Maman, je peux te parler? Dis-moi, ça t’embêterait beaucoup que je change d’avis? »

Euh… non, à quel sujet?

« Je vais bientôt arrêter de chanter, là (il était Petit Chanteur du Mont-Royal). Et je m’aperçois que je conçois pas ma vie sans chanter. Je ne pourrais pas. »

Ah? Alors…?

« Alors je crois que je vais m’inscrire en chant lyrique, si tu veux bien. »

Ben oui, je veux bien. Bien sûr, que je veux bien.

Et voilà : il a trouvé sa place dans l’Univers. Il vient de terminer sa 1re année de chanteur lyrique (en clair, ça veut dire opéra), et c’est une découverte : il tripe, en fait plus, encore, trop, s’inscrit dans tous les projets qui bougent. Du coup il s’use un peu, mais il va bien finir par faire des choix.

Et moi qui je ne sais toujours pas ce que je vais faire quand je serai grande…

« Maman, et si tu acceptais une fois pour toutes que ta place dans l’Univers, c’est le mouvement? »

Voilà. Comme ça. Deux coups de cuillère à pot, il me l’a trouvée, ma place dans l’Univers. Le mouvement? J’aime. C’est cool, les Fistons-Chatons.

Publicités

6 Commentaires

Classé dans C'est la vie

On n’a plus les matantes qu’on avait…

Comme tout le monde, j’aimerais bien me faire croire que je n’ai pas de préjugés – enfin, le moins possible. En réalité, quand je vois arriver une matante (ou un Mario, ou une chromée, bref, mettez-y ce que vous voudrez), je m’ennuie déjà – honte à moi, avant même qu’ils ouvrent la bouche.

Ben voilà. De temps en temps, je me prends une retentissante et bien méritée baffe dans la gueule. Croyez-moi si vous voulez, ça fait du bien.

Regardez ça, et reparlez-m’en. Ça en prend, quand même, pour mettre les culottes de Simon Cowell à terre.

(Désolée, pas le droit d’inclure le vidéo ici, mais cliquez, vous l’aurez…)

11 Commentaires

Classé dans C'est la vie

Sans les bras

tango824dh8
S’arrête de danser, me regarde avec un sourire dans les yeux : « On va faire un test. Mets tes bras en arrière, et suis-moi, sans les bras. »

Tourne, vire, virevolte – je ne suis pas. Surprise.

« Tu vois maintenant? »

Oui, je vois, ça ne va pas.

Sourire : « Tu ne danses pas avec moi aujourd’hui, tu danses toute seule, tu t’éloignes tout le temps. Quoi? Tu n’as plus envie de danser avec moi? Je me suis parfumé à la rillette ou quoi? »

Non… Mais c’est que…

 » C’est que tu as du mal à connecter. Qu’est-ce qui se passe dans ta vie? »

Sais pas. Je suis triste, je crois.

« Et quelquefois, on est mieux tout seul quand on est triste, hein? »

On recommence à danser. C’était mieux? « Un peu. »

Je crois que j’ai envie d’être consolée, c’est pour ça que je m’éloigne.

Sourit encore, m’enlace. Milonga. Encore. Encore.
« Aaaah, ça va mieux, ton sourire est revenu! »

Et le reste?

« Mieux. »

Possible que quand on danse souvent avec quelqu’un, on le connaisse très bien par les réactions de son corps sans presque rien raconter?

2 Commentaires

Classé dans C'est la vie

Belles et méchantes

canape

Elles sont carrément méchantes, pas mal snobs, de vraies teignes, tout à fait insupportables mais aussi impitoyablement drôles : Les Snobettes.

Et bravo pour les détails qui tuent!

4 Commentaires

Classé dans Assumer la bitch, Je me bidonne, Même pas honte

À l’ère de l’électronique

electronique

Mamie, 80 ans : « J’ai su que tu avais un chum? »

-Non, qui vous a dit ça?

– Ben… I.

-Ah oui, je veux toujours qu’elle croie que j’en ai un, pour tenir sa jalousie en laisse (I. est la nouvelle femme- plus si nouvelle d’ailleurs- de l’ex-Homme extraordinaire).

– Ah, bon. Mais il te faut un chum, tu sais? Pour la compagnie?

– La compagnie? Je n’en manque pas, Mamie, vous savez, j’ai plein d’amis!

– Euh… non, la compagnie, tu sais?

– Oh? Vous voulez dire le sexe? Vous en faites pas, Mamie, tout va bien, on est à l’ère de l’électronique!

(les yeux écarquillés)- Tu veux dire que…?

– Ah, bah, pas tout à fait, Mamie, on n’a pas encore réussi à remplacer toutes les parties sympa des gars!

Fous-rires. On n’aurait probablement jamais eu cette conversation quand j’étais encore officiellement sa belle-fille. Comme quoi, des fois, un divorce, ça a la propriété surprenante de décrisper des relations. De belle-mère, elle est devenue la mère adoptive dont j’avais diablement besoin.

2 Commentaires

Classé dans C'est la vie

La crampe du jour

oups

Me releve le menton du bout de l’index : « Là. C’est mieux. »

?

Me rapproche, me tient serrée:

« Le seul moyen pour qu’une tanguera ne regarde pas ses pieds, c’est de la tenir serrée.

Mmais??? Je ne regarde jamais mes pieds? Je regarde là. (je vise le 2e bouton de sa chemise).

Trois pas, un boleo.

De quelle couleur est mon collier?

Or.

Une -oh, si voluptueuse-volcada, un double gancho.

– …. Je n’en porte pas.

Bon, ça devait être quelqu’un d’autre, d’abord. Mais je ne regarde pas mes pieds.

Fou-rire. Tous les deux, crampés, virevoltés.

Et des colgadas, ahhhh…

Poster un commentaire

Classé dans C'est la vie, Tango

Ça va où, les chaussettes, hein?

df941007-lessive

Je sais pas pour vous, mais j’ai la tête toujours pleine de questions gnochonnes, du genre : dans quel univers parallèle s’en vont donc les chaussettes qu’on ne retrouve jamais?

Eh bien, grâce à lui, et grâce à Chroniques Blondes, qui m’a fait découvrir Monsieur Réponse, je sais enfin : elles ne s’en vont pas, elles fusionnent. Pareil pour le rose des flamants (les oiseaux, hein, pas les Belges! d’abord, les Belges prennent un d) : lui, il sait. Il a réponse à tout, je vous dis!

En tout cas, il a de bonnes réponses à mes p’tits coups de blues temporaires. Pour les gros, si ça fait naître au moins un p’tit sourire en coin, ce sera déjà ça de gagné!

Jugez-en :

Les chaussettes ne disparaissent pas. Le phénomène par lequel on «perd» régulièrement un des deux exemplaires d’une paire de bas est strictement de nature physique : il s’agit de la fusion.

La fusion des bas est un processus par lequel deux chaussettes se lient pour n’en former qu’une seule. Cette transformation nécessite des conditions bien particulières. D’abord, il faut de la chaleur. Beaucoup de chaleur. Ensuite, il faut du mouvement pour permettre la collision. Voilà donc pourquoi la fusion ne peut se faire que dans la sécheuse.

La fusion des bas dégage beaucoup d’énergie électrique. Énergie qui se redépose sur les autres morceaux de linge de la brassée sous forme d’électricité statique.

Ainsi, la prochaine fois que vous perdez un bas, ne blâmez pas votre conjoint(e), votre chien ou une quelconque organisation criminelle. Blâmez les forces de la nature.

Question soumise par Alain S. et Anna.
 Réponse, gracieuseté de Monsieur Réponse.

Poster un commentaire

Classé dans C'est la vie