Épanouis, enivrés et heureux

Aaah, enfin, cette bulle d’éternité qu’on s’essoufflait à essayer de rattraper, une bulle où on se perd, où on n’entend plus que la musique et le souffle du partenaire.

Plus rien n’existe, à part lui, ses bras, ses pas.

Boleos, sacadas, volcadas, jetés, portés, tout est à notre portée, et on vole, les pieds pourtant arrimés-glissés sur le plancher. Un plancher qui nous appartient, où il n’y a plus personne, à part cette bulle ronde et parfaite, et la musique qui tourbillonne.

Et ce n’est pas de l’amour.

Et pourtant, c’est chaud, entier et profond.

Et ce n’est pas dans un lit, mais tout y est.

Et pourtant, en dehors du plancher, on n’a rien à se dire.

Après ça, pas envie, pas besoin de danser avec quelqu’un d’autre : c’est le bonheur qui vous transporte et qu’on espère garder avec soi pour un bout de route. Tiens, pour tout vous dire, si je fumais, cette cigarette-là serait la meilleure.

YAAAAHHHH, je suis en vie!

C’était pas du Piazzola, c’était Piaf, mais éminemment tangoable :

Emportés par la foule qui nous traîne
Nous entraîne
Écrasés l'un contre l'autre
Nous ne formons qu'un seul corps
Et le flot sans effort
Nous pousse, enchaînés l'un et l'autre
Et nous laisse tous deux
Épanouis, enivrés et heureux. 

Entraînés par la foule qui s'élance
Et qui danse
Une folle farandole
Nos deux mains restent soudées
Et parfois soulevés
Nos deux corps enlacés s'envolent
Et retombent tous deux
Épanouis, enivrés et heureux...
 

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Classé dans C'est la vie, Tango

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