L’homme qui n’a pas demandé pardon

legion_honneur.jpg

Maurice Papon, grand collabo et complice de la Shoah, à qui de Gaulle avait décerné la Légion d’honneur dans les années 50 (c’est bien la preuve qu’on la donne à n’importe qui), s’est fait retirer le droit de la porter en public.

Une tombe, c’est tout ce qu’il y a de plus privé, non? Il la portera donc dans sa tombe, ultime pied de nez d’un salopard qui n’a jamais reconnu ses fautes. Et Le Pen de s’attendrir : «« Il me paraît que les décorations qu’on a gagnées, qu’on a méritées, je ne vois pas ce qui pourrait vous empêcher, surtout quand on est mort… Ce serait un geste vraiment petit, vraiment bas que d’empêcher la famille de Maurice Papon de lui rendre ce dernier hommage.»

Ben voyons.

Deux nonagénaires fabuleux: Pinochet, qui meurt la journée des droits de l’homme et Papon qui se fait enterrer décoré. Faut croire que ça paie, d’être un salaud.

2 Commentaires

Classé dans C'est la vie, Poils crispés, Uncategorized

2 réponses à “L’homme qui n’a pas demandé pardon

  1. c’est bon de lire ce genre de coup de gueule !

    bravo

  2. Quelle ironie, en effet. S’il fallait en comprendre quelque chose, j’espère que c’est qu’il faut comprendre que les droits de l’Homme survivent, mais pas eux. :S

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s