L’éternel mystère de la féminité

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Il y a quelques années, mon proprio, un névrosé de calibre international- vous en doutez? Tiens: 55 ans, 2 frères, 60 et 44 ans, tous sans blondes, vivant tous sous le même toit, en-dessous de chez moi, avec leur mère… ça y est? vous y êtes?

Je reprends. Mon proprio délirant m’appelait tous les quarts d’heures pour me (re)demander «J’accuse personne, mais ça t’arrive-tu de jeter tes tampons dans’ toélettes, des fois? Passque les toilettes, ès’ bouchent tout le tin.» (dommage, je peux pas rendre tout à fait le ton grinçant-traînant-crispant).

Et moi d’expliquer, gentiment, puis patiemment, puis de moins en moins patiemment ou gentiment que non, je ne jette PAS mes tampons dans les toilettes, que je suis une femme adulte, que…» Bref, voyez le topo.

Trois ans plus tard, je fais le grand ménage de la chambre de Fiston, pendant ses vacances chez Papa-ex Homme extraordinaire, et… je trouve 1 douzaine de tampons dans ses tiroirs.

???

En rentrant, demande d’explications en règle (pas de jeu de mots glauque, svp), Fiston, hilare «Ah oui, c’est vrai, quand j’étais petit (NB: 3 ans plus tôt), je trouvais très rigolo de les jeter dans les toilettes, ça faisait comme des parachutes pleins d’eau, c’était drôle, je me faisais des scénarios…»

Hin, hin.

Évidemment, moi l’andouille, j’ai appelé le proprio pour lui présenter des excuses, et lui, depuis, en fait une obsession et continue de m’appeler là-dessus, mais ceci est une autre histoire- un autre jour.

Tout ça pour dire que de grands pans de l’identité féminine resteront à jamais de grands mystères pour nos gars, nos pères, nos frères, nos chums, sans parler de nos proprios. La preuve, regardez cette pub: «Le sens de la féminité», et cliquez sur «Les films Xavier».

(Merci Nanalili)

Mais nous, on a tout compris sur les gars.

La preuve?  eternel_feminin2.jpg

6 Commentaires

Classé dans C'est la vie, Même pas honte, Uncategorized

6 réponses à “L’éternel mystère de la féminité

  1. JM

    Suite à une baisse d’inventaire, et ne vivant qu’avec des testostéronés, j’ai également eu, un matin, à enquêter sur la disparition des suce-moi-germaine.
    Dans le bac à légo gisaient 7 ou 8 de ces machins, soudainement transformés en… souris. Le gamin enlevait le carton, dessinait deux yeux-un nez-une bouche et de petits traits sur la «queue» et s’amusait à faire de petites souris avec les objets. Pffff. Un rien l’amuse, comme quoi… Dire que j’ai jamais eu de fun avec ça, moi.

  2. JM: des suce-moi-Germaine?
    Haha, jamais entendu ça! Iiiiouw, comme dirait Fiston!

  3. JM

    Par chez nous, au Lac (j’ignore si l’expression a traversée…), «Germaine» était le petit nom discret annonçant la fameuse semaine. Je ne me souviens plus de qui, de quoi, de quand, j’ai entendue pour la première fois, l’expression. C’est… Iiiiouw, en effet !

  4. L’expression a traversé… l’Atlantique? Parce que moi, je suis à Montréal, hein? Je n’avais jamais entendu ça ici, en tout cas!😉

  5. Ha haha!!! HAHAHAHAHAHA!
    Je n’ai absolument aucun autre commentaire à faire.
    Mon dernier neurone disponible vient de se scratcher sur celui du vaisseau (sanguin) spatial!

  6. Trop bon! C’est sûr que ça doit les intriguer, quand même… Mais de là à en faire des parachutes, fallait y penser!
    Quant aux suce-moi-germaine, je n’avais jamais entendu ça non plus. Il faudrait faire un inventaire de toutes les expressions liées à ce grand mystère de la féminité (quand les Anglais débarquent), ce serait comique.

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