
C’est Thanksgiving, et même si ça ne signifie pas grand-chose par ici, en l’honneur de tous les Américains qu’on peut recommencer à aimer sans honte et en pensant à l’un d’entre eux en particulier, j’ai envie de me réjouir pour tout ce qui remplit ma vie.
Merci pour Fiston, l’étonnant être humain que j’ai eu le bonheur de mettre au monde;
Merci pour des amis tellement fantastiques qu’ils m’ont aidée à me voir et à m’aimer à travers leurs yeux;
Merci pour le vin rouge, le bon fromage, le pain quotidien, le chocolat blanc et la musique qui transcende;
Merci pour les parfaits rouleaux de paille alignés dans les champs qui donnent , ô si brièvement, un sens d’une parfaite éternité;
Merci pour toutes les gargouilles de Notre-Dame et les toits rouges de St-James;
Merci d’avoir voté au nom du monde entier pour un homme droit et bon;
Merci pour le miracle des lumières qu’il fallait sur ma route pour avancer encore et encore, même quand la route était incertaine;
Merci pour les matinées bleues transformées en délicieux après-midis croustillants dans mon four décadent;
Merci pour toutes les bizarreries de l’existence;
Merci pour les joies et les angoisses du Tango;
Merci pour avoir retrouvé un coeur apaisé;
Merci d’être resté, même de loin;
Merci de te savoir endormi, tout à côté;
Merci d’être revenu.
It’s Thanksgiving, and even though it doesn’t mean mucb around here, in honor of all Americans that we can start loving again without shame, and thinking of one of them in particular, I feel like rejoicing for everything that fulfills my life.
Thanks for Son, the surprising human being I was happy to give birth to;
Thanks for such fantastic friends , who helped me see and love myself through their eyes;
Thanks for red wine, good cheese, everyday bread, white chocolate and transcending music;
Thanks for the perfect straw rolls, aligned in the fields, that provide, o so briefly, the sense of a perfect eternity;
Thanks for all Notre-Dame gargoyles and St-James red roofs;
Thanks to have voted, in the name of the whole world, for a good man;
Thanks for the miracle of the lights I needed on my road to keep going, again and again, even when the road was uncertain;
Thanks for the blue mornings transformed in deliciously crunchy afternoons in my decadent oven;
Thanks for all of life bizarre knacks;
Thanks for Tango joys and angst;
Thank for a heart that is finally at peace;
Thanks for staying, even from afar;
Thanks for knowing you are sleeping closeby;
Thank you for coming back.

5 commentaires
27 novembre 2008 à 4:04
merci de le faire partager…
28 novembre 2008 à 9:56
jolie ode
merci
28 novembre 2008 à 6:50
@anita, Gondolfo : et merci à vous de me lire et de revenir…
4 décembre 2008 à 6:12
Ça ressemble à un conte de noël,,et moi qui suis de l’autre côté de la vitrine, je vous envie. J’envie l’enfant et l’amitié.
Le bonheur des autres peur quelques fois être très violent.
Désolé de ce passage un peu tristounet,,:)
6 décembre 2008 à 12:17
@noese cogite : On n’est pas toujours du même côté de la vitrine, vous savez…
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