
D’abord Kurt Weil, dans la bouche de Billie l’amoureuse, remixé par Bent: (allez faire un tour sur iTunes…)
«Speak low when you speak, love
Our summer day withers away too soon, too soon…»
En boucle, SVP. Oh oui, encore.
Vingt ans qu’elle se croyait glacée, tous sens éteints, les freins à fond, les seins béton.
Il a fallu…. quoi? qu’on la quitte? qu’elle arrête de se résigner à vieillir, à friper, à geler toute seule dans son grand lit partagé, coupé en 2 par un désert immense, un désir absent, le désespoir d’un corps qui se fane, tout juste utile à faire rouler le quotidien à fond de train.
Un an après, elle rageait et souffrait en escaladant tous les jours le Mont-Royal à vélo, soufflant, sacrant, bientôt accro à sa dose de dopamine.
Une brise d’été, des jupes qui volent, des talons plus tard, un regard arrêté. Plus d’hiver, plus de glace, la merveille d’un corps qui se réveille et vous emporte.
Le désir qui trouvait enfin un miroir, le désir qui sortait du placard.
Vingt ans que je la connais, que je vois la sensualité de sa cuisine, de son regard, de ses couleurs, et que je me demande où elle disparaît la nuit… la voici enfin revenue chez elle, la belle B.
Désir 101: ne s’use que si l’on ne s’en sert pas. S’il a pris la poussière, le secouer un peu en allant jouer dehors, ça lui fait la joue rose et le pas dansant.

5 commentaires
24 mai 2007 à 4:21
Je me balade et découvre ton univers, c’est très sympa
25 mai 2007 à 9:14
Texte joyeux, aérien, sensuel, printanier. J’adore!
26 mai 2007 à 6:39
Bouh, Femme libre, merci!
27 mai 2007 à 9:34
L’aquarelle, c’est superbe.
29 mai 2007 à 12:28
Très beau billet, j’adore.