Même pas peur

Je cherche de l’info sur les moustiques dans l’état d’Oaxaca, genre, je m’apporte du Off régions sauvages ou quoi?

Et je trouve ceci:

  • EAU POTABLE : Buvez de l’eau en bouteille capsulée.

D’accord, chef. J’boirai même du Coke, tiens. Ben obligée, hein (gnark, gnark)

  • MALADIES : Risques de "turista": prendre les mesures d’hygiène alimentaire usuelles. Des cas de dengue signalés dans le Oaxaca et dans d’autres états du centre et du sud du pays.

Ouais, bon, OK, on va faire attention.

  • VIH : Ici comme partout dans le monde, sortez couvert !

Duh.

  • SURF- VAGUES : Puerto Escondido est un beach break. Mais les vagues y sont super puissantes. Même à 1 mètre, la vague lève d’un coup, elle est très creuse et déroule très vite. Au-dessus de 2 mètres on a affaire au "Mexican Pipeline". A réserver aux surfeurs et bodyboarders qui aiment ce genre de vague et ont le niveau pour les surfer. Sinon il y a plein d’autres spots beaucoup plus tranquilles au Mexique.

Ben oui, kin.

Maaaaman!!!!!

  • RISQUE SISMIQUE : Tout comme les volcans, les tremblements de terre sont l’une des conséquences de la tectonique des plaques et sont très fréquents au Mexique, car le pays est situé à la jonction de 3 plaques. Le phénomène le plus important est le mouvement de subduction de la plaque Pacifique. La zone la plus sensible est grosso modo la côte Pacifique. Il est triste de constater que les 3 Etats les plus pauvres du Mexique (Guerrero, Oaxaca, et Chiapas), sont aussi les plus affectés par les tremblements de terre.

Rappelez-moi, déjà: je vais où, moi?

  • BESTIOLES : REQUINS =-Alerte rouge aux requins sur les spots avoisinant Zihuatanejo: 2 attaques mortelles en avril et mai 2008.

Aaaaaahhhaaaaa…. je vais où, moi, déjà?

  • MOUSTIQUES : Se protéger des piqûres de moustiques y compris le jour à cause du risque de dengue. Attention aussi aux scorpions, serpents et araignées venimeux.

Pas de problème, on me fournit un moustiquaire. Ce qu’il y a de bien avec les moustiquaires, c’est qu’en les bordant bien, on évite que scorpions, araignées et autres signes du zodiaque qui piquent viennent partager votre oreiller.

Et… mes chaussures, mes bobettes, mes chaussettes, mes ….. aaaaargh, au secours, y a plein de trucs qui veulent ma peau, là-bas!

Mais…je veux quand même y aller.

Même pas peur, d’abord. Enfin si un petit peu mais faut le dire à personne.

M’en fous, j’y vais.

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La quête

Ma vie m’ennuie. Voilà, c’est dit.

Il n’y a pas assez de chatons, d’amants, de couleurs et de chaleur pour me tenir éveillée et en santé.

Alors je m’en vais. Loin.

Pas pour toujours, hein? Juste 30 jours.

Trente jours pour me réinventer, est-ce assez? Je ne sais pas, je vais essayer, et je ressors des boules à mites mon vieux blogue, qui date de quand j’avais encore des couleurs, portais des talons aiguille pour danser, et accessoirement, transportais quelques livres de moins – lire 3 ou 4 dizaines.

Je me laisse ici pour essayer de mieux me retrouver ailleurs. Évidemment, je suis pas dupe, hein? Je sais bien que je vais bien trouver le moyen de me caser quelque part dans un coin de poche.

Je m’en vais là. Et puis là aussi. Suivez-moi pour la visite guidée, OK?ImageImageImageImage
Alors voilà comme dirait l’autre, que j’aime beaucoup.

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Trois minutes à la fois

(dernier article de la série décensurée)
Publié le avril 10, 2008 par Tassili | Modifier

Sally Potter & Pablo Veron, dans The Tango Lesson

«Un pas en avant, un pas en arrière, le couple est un tango. L’important est de finir par se toucher…»

Christophe Chenebault

Je viens de comprendre pourquoi le tango, pourquoi moi.

J’ai aimé et épousé un Homme extraordinaire. Enfin, je le croyais. Et même quand il s’est mué en mari très ordinaire, que nos chemins se sont peu à peu éloignés jusqu’à ne plus jamais se croiser, je l’aimais encore. Plus d’amour amoureux, charnel, vital, mais d’amour fraternel, profond, durable. C’était mon frère, mon meilleur ami, mon complice pour toujours.

Enfin, je le croyais. Après 2 ans de complicité parentale, asexuée et plus sous le même toit, tout a changé. Le nouveau deal, c’était un nouveau couple, un poste à l’autre bout du monde pendant 3 ans, et la garde partagée 1 an sur 2 de notre Chaton de 7 ans.

Un an sur deux avec une belle-mère qui ne supportait pas qu’il ressemble à l’ex de son mari tout neuf?

I don’t think so.

La guerre a commencé. Une guerre âpre, sans merci, qui a laissé la combattante sur le carreau en morceaux sanglants, éparpillés, difficiles à recoller. Une victoire qui n’en était pas une, amère, qui avait forcé la dure réalité à se frayer un chemin: cet homme n’était pas, ne serait plus jamais et bien pire, n’avait jamais été un meilleur ami, un frère, un alter ego, ni même un bon père. Les femmes sont des costumières extraordinaires, qui habillent de mille paillettes les hommes de leur vie et déguisent les crapauds ordinaires en princes étincelants.

Depuis, des histoires plus ou moins charnelles, très frileusement et plus ou moins amoureuses. Le cœur s’est protégé en s’occupant du Chaton à temps plein – mais maintenant, il est grand, le Chaton, et a bien d’autres choses à faire que de s’occuper d’être le grand amour de sa mère.

Et voilà : Tango.

Des histoires d’amour sur mesure pour les endormies du coeur : trois minutes à la fois. Pendant 3 minutes, si l’énergie de votre partenaire entre en phase avec la vôtre, vous vous laissez tomber amoureux(se) fou(folle) , le temps d’une chanson. Quand c’est fini, on recommence, ou on arrête en souriant et en repartant d’un pied léger. Pendant trois minutes, on est en sécurité absolue et tout à fait relative dans les bras d’un homme qui vous dédie toute son attention – s’il ne le fait pas, il ne mérite pas la prochaine danse- vous berce et vous transcende.

Pendant 3 minutes, l’état de grâce, l’amour comme il devrait être toujours, enfin dans les rêves des petites filles montées en graine : parfait, intense et inconditionnel.

Je peux encore habiller un homme de mille paillettes. Trois minutes à la fois.

Quant à un homme nu, fort et vrai, je crois bien que s’il croisait par hasard mon regard, je m’enfuirais encore en courant.

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En sus brazos

(3e de la série que je décensure)
Publié le avril 10, 2008 par Tassili | Modifier

Le tango, c’est d’abord et surtout une question d’abandon, comme le disait justement Intellexuelle en commentaire à mon précédent billet (j’y reviendrai), mais c’est aussi la sensation enivrante d’embrasser l’énergie vitale d’un partenaire, de partager dans une étreinte beaucoup plus que des pas de danse. Danser le tango, c’est offrir à son partenaire une vue plongeante sur toutes ses peurs, ses tensions et ses insécurités, sa sensualité aussi, évidemment. Vertigineuse intimité.

Trait de moustache à la Clark Gable, pantalons de bonne coupe style années 40, sourire rare mais éblouissant, B a l’embrasse cartésienne et tendre. Une étreinte qui sait, qui pardonne et encourage, petit baiser d’encouragement sur la joue, sourire à chaque figure réussie. Dans ses bras, je me sens petite et ravissante, et aimée aussi, oui.

Avec C, Américain défroqué venu à Montréal après avoir pété les plombs à Paris, doté d’une ossature de poussin musclé, fringues délirantes à la Magic Circus, sourire craquant et regard intense, c’est autre chose. Il répète ses pas toute la semaine «Juste pour toi, C., il faut vraiment que tu danses avec moi, tu veux bien?» Bien sûr, que je veux bien. Sa tension saccadée lui enlève de la fluidité, mais il pratique encore et encore avec un plaisir et une concentration tellement évidents qu’ils en sont contagieux.

Avec D, ça tourne à la pratique zen : 70 ans, raide comme un bâton de gendarme, il préfèrerait de loin regarder Rome à la télé et ne se donne pas vraiment la peine de le cacher. Il ne danse jamais avec sa femme, gracieuse danseuse asiatique au visage impénétrable, et sa fille est prof de tango à Buenos Aires. Quand je sors de ses bras, je suis tellement tendue que celui qui hérite de mes pas crispés en reste tout surpris.

Et puis il y a E, dont je vous ai déjà parlé : je l’évite à tout prix parce que j’aime trop ses bras, son énergie qui me propulsent dans un état second que je refuse de toutes mes forces- avec lui, en tout cas. Et pourtant, il ne me ménage pas : il commente et critique chaque faux pas, chaque manque, et s’arrête pour les souligner, ce qui me laisse à chaque fois inquiète et au bord de la pâmoison frustrée. Autant que possible, je ne le montre pas, et je désire autant que je crains ses invitations.

Enfin, il y a F, probablement gay, (ça se demande, ça? probablement pas) , petit, une musculature et une grâce de danseur – ce qu’il est, m’a-t-il appris après plusieurs séances délicieusement aériennes . Avec lui, je peux enfin me laisser aller, je tripe et je respire à l’aise, à l’abri du désir et de ses désordres. Quand il est content de nous, il laisse échapper un tout petit rire soupiré-roucoulé, à peine audible, qui fait fondre mon coeur de nougat.

Et tout à coup, regard impérieux qui me rappelle quelque chose. Il est gay, lui? Ouh là, j’espère bien.

Dans leurs bras, je me suis découvert une grâce que je ne me reconnaissais pas.

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Orgasme vertical

(2e article censué, que je ne censure plus)
Publié le avril 10, 2008 par Tassili | Modifier

Regardez ces deux-là : oubliez comment ils s’appellent, dans quel film c’était, on s’en fout. Regardez-les juste danser, et dites-moi que vous n’aimeriez pas vivre très exactement ce moment-là dans leurs chaussures.

Le tango argentin, c’est ça, et bien d’autres choses aussi. Au-delà de la technique, des pirouettes savantes et de tout ce qu’on vous en dira, le <i>Tango Addict</i> répète, cahote, marchote, accepte encore et encore la frustration de peiner à dépasser le stade d’albatros boiteux, pour arriver à ça.

Et puis, une brève illumination : tout d’un coup, enfin, votre tête est au placard, vos pieds ont pris le pouvoir, et vos pas s’enchaînent, pour vous mener très exactement là, dans les bras de quelqu’un que vous ne connaissez peut-être pas, quelle que soit sa forme et son âge, et le vôtre – vous l’appelerez comme vous voudrez : Tangasm, Tango Bliss, ou orgasme vertical, exultation inachevée, exquise frustration d’une intensité presque douloureuse.

Quand c’est fini, je plane, titubante, le souffle court mais immensément comblée. Je retourne à mon état d’infirme qui volait, et j’exulte. Ça ressemblerait à ça :

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Follow Your Bliss

Je republie : j’avais enlevé quelques articles parce qu’à une certaine époque, ils auraient pu être incriminants. Il ne le sont plus, donc… les voici.

1) Publié le avril 10, 2008 par Tassili |

Dès qu’il entre dans la salle, mon coeur manque un battement. S’il est beau? Oui, mais il pourrait aussi bien être vilain que ça ne me ferait pas un pli. Ce qu’il fait dans la vie? Aucune idée. De quoi parle-t-on? Surtout, de rien, ou alors, entre 2 morceaux, de technique appliquée, de tension, de résistance et d’équilibre. Des fois, il peut aller jusqu’à commenter en 2 mots la hauteur de mes talons ou la tenue de mes chaussures. Tripant? Très.

Est-ce que c’est ça, le secret? Pratiquer, encore et encore, apprendre les pas, les désapprendre, pour passer, accepter puis dépasser le stade de lourdeur larvaire et enfin atteindre fugacement celui où on aura tout oublié, sauf le principal: s’abandonner?

Je disais donc: oui, M. est beau. Sauf que la plupart du temps, je ne le vois pas, parce que j’ai les yeux fermés. Vingt-cinq ans à tout casser, énergique, musclé, son embrasse est légère et impérieuse – ça, je le sens, parce que je vais où il veut, quand il veut.

Je ne serai jamais sa blonde. Je n’ai pas besoin de savoir qui il est, où il va et d’où il vient, je n’ai surtout pas besoin de parler; je ne suis plus que deux pieds qui suivent et un coeur qui bat. Avec les autres, je pratique. Avec M., je vole.

Suis-je amoureuse? Même pas : I follow my bliss. Je suis avec un plaisir haletant le dépositaire et le fournisseur privilégié de mon Tango bliss. Pourquoi lui et pas un autre? Aucune idée.

C’est déjà fini? Oh…

Je m’en vais sans regarder en arrière, le coeur dilaté, le pied léger et la tête pleine d’étoiles. Si la prochaine fois, il n’y est pas, je me contenterai de pratiquer encore pour mieux mériter cette joie-là : la voie du zen par les sentiers du tango.

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J’aimerais croire au Père Noël

J’aimerais mieux encore que quelqu’un m’attende quelque part (merci Anna Gavalda)

 

L’une de vous m’a écrit, très gentiment (merci Mina), pour me souhaiter un Joyeux Noël, même si je n’écris plus…

Ça m’a touchée, vraiment.

Quand on a mal, la douleur prend toute la place, on passe tout son temps à essayer de la contrôler, de la ménager, de s’organiser une forme de vie autour.  Le résultat est qu’on n’a plus d’humour, plus de personnalité, plus de temps ni d’intérêt pour rien, et évidemment, plus rien à dire, encore moins à écrire… Comme dirait une de mes amies "Ça en prend, de l’énergie, pour alimenter cette personnalité-la!" Oh oui Madame!

2009 aura tourné autour de ça. Il est temps que ça change, et que j’écrive mon ode annuelle au Père Noël, non? L’année dernière… ah, il vaut mieux que je ne pense plus à l’année dernière.

Très Cher Père Noël,

Je ne veux pas grand chose, cette année, Père Noël. Je te promets que je vais essayer très fort de réaliser toute seule ce que je vais te demander : juste un peu de paix du coeur, de l’âme et de l’esprit. Juste un peu d’espoir un peu partout, un dos un peu plus droit et … peut-être un partenaire de tango, tu pourrais me trouver ça, maintenant que je peux recommencer à danser?

Et à vous tous, je vous souhaite de dépasser ce qui vous arrête, de faire fi de vos limites, de réinventer votre vie et d’y insuffler de la joie et du du plaisir , format quotidien ou technicolor.

Et plein de biscuits aussi, oui.

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